jeudi 28 octobre 2010

Samo©


Je suis le nouveau SAMO©. J’écrit des phrases à tire-larigot sans en savoir le sens ni l’émotion. Basquiat avait ce talent lui, de savoir. Il est mort à 27 ans. « J’ai tout fait, qu’est-ce tu veut que je foute d’autres ? »
Moi, pour l’instant j’ai rien fait et il ne me reste que 7 ans avant d’en avoir rien à foutre.

Instantanée artistique. Sorte de gélatine noirâtre qui gicle de mes couilles et s’étale sur le papier blanc pâle. Je réfléchit mais ne bande pas. Fantasme.
J’en ai marre des métaphores phalliques. Filez donc et n’oubliez pas cet enfoiré de Bukowski!

Le paquet de cigarettes posé à côté de moi sur le bureau me fait du gringue. Il me nargue, me drague et me drogue.
Derrière moi, ma chaine Hi-fi passe du Basquiat’s Sound. La fumée imposante de nicotine s’étend dans ma chambre depuis mes amplis si bien que je touche mon nez de peur de l‘avoir égaré. Je divague, mes yeux se troublent alors je les frottent nerveusement. Ca y est! Je vois le clavier, mes doigts se remettent à tisser cette toile de vie que je viens juste de commencer. Pas de cendrier.

mardi 12 octobre 2010

Je m'emmerde à en chier du nez


C’est l’histoire de changer de vie en parlant de choses que nous n’avons pas forcément vécu.
Bukowski disait sommairement, n’écris que sur ce dont tu connais le mieux. Ecrire par expérience, son expérience. Raconter la vie vécue, réelle. Discipline difficile à appliquer à seulement vingt ans.
Le meilleur moyen serait de tenir un journal intime recueillant épisodes journaliers, anecdotes exceptionnelle, citations, pensées et se taire…
C’est vrai que ce serait une bonne idée vu ma mémoire d’éléphant amnésique. Contenir tout dans un petit calepin, un dossier et piquer quelques idées, quelques métaphores par ci par là comme on se sert dans un couscous familial.
Ma vie est un tantinet banal, je dis un tantinet car je la vit cette vie et qui de nous ne se crois pas l’Elu, né pour sauver le monde ou en tout cas pour le changer ? Je me suis souvent demandé pourquoi ce corps et pas un autre. Nous ne sommes que des âmes en location à durée limité.
Je n’écris pas assez comme je le devrais. Mes intentions d’auteurs sont alexandrienne et je profite la qualité à la quantité. Peut-être fais-je fausse route…
J’ai la vague impression de perdre mon temps en ne faisant rien et me dit que rien n’est fait par hasard. Si aujourd’hui, je m’emmerde à en chier du nez c’est pour une cause bien précise.
Je me force à croire que c’est pour l’écriture dont je me borne à croire que j’ai un don, ce qui est faux.
Il faut rêver. Vais-je me réveiller un jour, est-ce que je le veut vraiment?