
Tu as déjà lu du Nabe? Non. Et c’est bien ?
J’en ai jamais lu non plus.
Ca y est, j’ai arrêté d’écrire. Comme lui. Nabe. En même temps, lui, on a arrêter de le lire. Enfin, jusqu’à ce qu’il en écrive un autre de bouquin et qu’il décide de se passer des maisons d’éditions trop gargantuesques pécuniairement à son goût pour publier ses bouquins ( et cela est vrai, bien que je ne sois pas publié, pas encore? Je le sais tout simplement parce que moi, je lit Le Monde, oui monsieur !)et passer plutôt par le divin web. Pantagruel prend tout bonnement la voie de son père. Il devient Rabelaisien en touchant 80% du prix du livre à la vente. Et Dieu qu’ils restent chères ces bouquins.
Je traverse un moment difficile dans l’année. Le mois de septembre, la rentrée. Et quand je pense rentrée c’est déprime, c’est frustration, c’est monotonie, c’est Houellebecq. Rentrée littéraire oblige ou pas. C’est vraiment mon écrivain avec quelques autres, qui trône fièrement autour de ses bouquins dans ma bibliothèque et qui frappe pas de façon nerveuse mais plutôt mollement et c’est-ce qui fait son charme sur mon bureau si j’omet de le lire. Ne prenez pas ça pour de la pitié envers lui, je ne l’aurai jamais lu sinon.
Je passe un pont entre deux phases. Celle du néant littéraire et artistique et celle de la lecture compulsive. Viendra plus tard la phase de l’écriture. Compulsive, inch’allah.
J’ai posé trois bouquins sur ma table de nuit. Deux juifs et un antisémite.
J’ai dévoré un juif et laissé l’autre sur le bord de la route, je repasserais c’est sur. L’antisémite est jouissif mais il aime s’étaler alors ça dure longtemps. Un pédophile réputé doit revenir à la charge bientôt. J’ai mouillé son œuvre pendant les vacances et l’histoire ne s’accorde pas avec le sable qui s’y est imposé. Le déprimé fait la queue et puis le haineux, Nabe faut déjà que j’arrive à m’en procurer un. La bouchère de la rue Gomboust m’a dit qu’elle recevra de nouveaux exemplaires d’ici la semaine prochaine. Je contrarie son idylle révolutionnaire avec ce qu’il veut bien me laisser comme miettes.
Il me faut ma dose de mots, de tournures de phrases, de style et de sexe sale pour faire le plein d’essence, raviver la flamme et tout faire exploser.
Relaxez vous! Dean Martin et Line Renaud. Du bon jazz en toute légèreté pour finir ce texte longtemps attendu.