
Paris pleure, Paris a peur.
La nuit s’installe avec ses valises, il est cinq heures.
En haut, les navires lunaires
Voguent à travers la cité.
L’écume de leur sillage est sombre et épais.
L’encre est jeté. Tonnerre !
Occupé à contempler chacune des ruelles qu’il emprunte, chacune des vitrines qui l’attire, chaque pavé, d’un pied léger, qu’il frôle. Moka ne l’a pas vu s’installer et maintenant il est trempé. Mais il s’en fiche, il est heureux.
La pluie ici, à une saveur intéressante, très différente à celle qu’il a l’habitude de gouter. Celle-ci à comme une odeur de liberté.
Moka vient de là-bas, le Sud. Paris n’est qu’une escale.
Là-bas, c’est-ce continent qu’ont nous dit si lointain et pourtant si proche de nous. Il est arrivé à Paris comme les nuages, sur un coup de tête et comme eux, il va repartir très vite, plus au Nord.
Mais avant, il s’est promis de faire une chose…
Alors pas le temps de dormir,
Pas le temps de manger,
Les nuages vont bientôt s’évaporer.
« Il me faut tout Paris ce soir, pour jouer mon amour… »
Il ne reviendra pas. Tel un être spongieux, il sillonne la capitale d’un pas valeureux, ne ravitaillant son ventre affamé qu’en eau tiède pluvial.
Cinq heures et des flaques d’eaux plus tard, Moka trouve Paris excitante, chaque ruelles racontent une histoire, chaque passant une aventure. Le bouillon de culture parisien étanche sa soif. Le jeune africain termine son épopée sur les quais de Seine. Il est tard, Moka est seul, les réverbères illuminent son chemin. Paris est à nue.
Soudain, une douce et chaude musique traverse le rideau pluvieux et s’engouffre jusqu’aux oreilles du jeune africain. Il reconnait cette mélodie irrégulière et se plait à sourire.
Contrairement aux jeunes de son village, Moka et sa famille écoutaient le son afro-américains qui faisait des ravages outre-Atlantique depuis les années 10. Son père passait le vinyle qu’il avait ramené des Amériques lors d’un voyage et ils l’écoutait en boucle sur le vieux gramophone, tout les dimanches matins en se levant. Déjeunant avec la vie.
Le vent mélodieux guide alors ses pas vers ce chemin inconnu…
La nuit s’installe avec ses valises, il est cinq heures.
En haut, les navires lunaires
Voguent à travers la cité.
L’écume de leur sillage est sombre et épais.
L’encre est jeté. Tonnerre !
Occupé à contempler chacune des ruelles qu’il emprunte, chacune des vitrines qui l’attire, chaque pavé, d’un pied léger, qu’il frôle. Moka ne l’a pas vu s’installer et maintenant il est trempé. Mais il s’en fiche, il est heureux.
La pluie ici, à une saveur intéressante, très différente à celle qu’il a l’habitude de gouter. Celle-ci à comme une odeur de liberté.
Moka vient de là-bas, le Sud. Paris n’est qu’une escale.
Là-bas, c’est-ce continent qu’ont nous dit si lointain et pourtant si proche de nous. Il est arrivé à Paris comme les nuages, sur un coup de tête et comme eux, il va repartir très vite, plus au Nord.
Mais avant, il s’est promis de faire une chose…
Alors pas le temps de dormir,
Pas le temps de manger,
Les nuages vont bientôt s’évaporer.
« Il me faut tout Paris ce soir, pour jouer mon amour… »
Il ne reviendra pas. Tel un être spongieux, il sillonne la capitale d’un pas valeureux, ne ravitaillant son ventre affamé qu’en eau tiède pluvial.
Cinq heures et des flaques d’eaux plus tard, Moka trouve Paris excitante, chaque ruelles racontent une histoire, chaque passant une aventure. Le bouillon de culture parisien étanche sa soif. Le jeune africain termine son épopée sur les quais de Seine. Il est tard, Moka est seul, les réverbères illuminent son chemin. Paris est à nue.
Soudain, une douce et chaude musique traverse le rideau pluvieux et s’engouffre jusqu’aux oreilles du jeune africain. Il reconnait cette mélodie irrégulière et se plait à sourire.
Contrairement aux jeunes de son village, Moka et sa famille écoutaient le son afro-américains qui faisait des ravages outre-Atlantique depuis les années 10. Son père passait le vinyle qu’il avait ramené des Amériques lors d’un voyage et ils l’écoutait en boucle sur le vieux gramophone, tout les dimanches matins en se levant. Déjeunant avec la vie.
Le vent mélodieux guide alors ses pas vers ce chemin inconnu…
