samedi 28 novembre 2009

Auto-Destruction



Maintenir son allure,
rétrograder avant le feu,
pied sur le frein pendant les intersections,
Clignoter avant de tourner,
Baiser avant d'éjaculer,
Crier avant d'ordonner,
Embrayer doucement, Pauvre levier de vitesse,
Il faut le caresser, le guider comme votre queue vers ce trou moelleux dans le noir.
TROU NOIR
Elle crie et j'oublie au fur et à mesure,
Rond-point, surtout ne pas caler.
C'est comme conduire avec un pit-bull sur le siège passager,
Femme à barbe disproportionnée,
Ne prendre en aucun cas son menton
pour une forêt et garder les yeux sur la route.
ZOMBIE de la troisième vitesse, va !

mardi 24 novembre 2009

Ravissante




Ravissante .
Cette jeune fille qui me souhaita la bienvenue à l'entrée était ravissante.
Ce n'était pas la seule pourtant, une multitude d'autres "ravissantes" m'épiaient, me scrutaient de bas en haut et se présentaient à moi de sourires silencieux, de loin, en se retournant et m'indiquant l'endroit réservé où je pourrait les rejoindre plus tard dans la soirée si je le souhaitait. Elles vaquaient ensuite à leurs occupations comme si rien ne s'était passé.
Mais un seul regard d’Elle suffit pour que mon cœur s'enflamme dans un solo de batterie sans pareil, que mes jambes se raidissent au premier pas de danse avec elle et que mes yeux se noient dans un océan de beauté.
_ « Je t'attendais avec impatience, je suis heureuse que tu sois enfin là. »
Mes joues se mirent à rougir.
Enveloppée dans une fine robe de soie rose laissant transparaitre ses formes légères, elle m'embrassait sur la joue et je sentis son parfum envahir mes sens, effluve du pacifique avec ses noix de coco, son sable et ses sirènes cajoleuses, mes poumons prenaient l'eau.
Je sourit bêtement, les yeux arrondis.
Sa joue, d'une douceur incomparable effleura rapidement les miennes d'un tendre baiser.
Trou noir.
Je dansait avec elle, sa tête reposait sur mon épaule me battant contre vents et marées pour ne pas répondre à l'appel enivrant des mains baladeuses. Je retenait ma respiration autant que je le pouvais.
Noyade.
Elle dansait mal le hot et d'ailleurs moi aussi, je ne sais pas si elle faisait exprès de marcher sur mes pieds mais je m'en foutait pas mal . C'étais drôle de danser comme un enfant au milieu du salon tamisé plein d'invités aigris et coincé.
Je remarquait tout à coup ses énormes bottes de chasseur encrassant ma paire des vernis, qu'elle avait oublier d'échanger pour ses talons en revenant du jardin pour nous accueillir: Ravissante.
_ « Tu veut un verre de scotch, un martini, une cigarette au menthol? Ou alors un cocktail?
Tiens bois ça... »
J'en bus beaucoup et ai fumer plus d'une douzaine de je-ne-sais-quoi mais toujours en l'honneur de ses majestueux yeux bleus. D'ailleurs, nous nous sommes trémousser comme ça toute la soirée jusqu'au petit matin, mes yeux dans ses yeux sur un air de Bossa.