Jazz smell like... Funaire"Le jazz, c'est chiant et sa pue en plus!"
Ainsi, comme le dit si bien une jeunesse aliénée par toute forme de produit offrant de la musique en conserve, pré-machée et automatisée. Mais je ne vais pas m'attarder à défendre une cause qui est à mon sens, déjà sauve en France.
En effet, les ventes de disques de jazz s'accentue malgré la crise du disque et du piratage; la radio parisienne T.S.F jazz 89.9 financée par radio Nova fait rougir la barre d'audience et s'étend dans tous le pays; de nombreux festivals exclusivement de jazz font Colisée comble en témoigne Jazz à Vienne, La Défense Jazz Festival, Jazz à Saint Germain des Prés et bien d'autres; pour finir il faut signaler que l'exposition " Le siècle du Jazz" au musée du Quai Branly a battu des records d'entrée depuis l'ouverture du musée.
La question se pose alors et à laquelle je ne répondrais que très sommairement: Le jazz, public jeune ou vieux ?
Réponse: J'en ai rien à foutre.
Ainsi, pour reprendre la citation maintes fois reprises de Frank Zappa traitant du jazz en quoi il ne serait pas mort mais juste emprunt d'une drôle d'odeur."Jazz is not dead, it's just smell like funny". Hâtons-nous à la découverte de ces éminents acteurs qui ont parfumé et qui parfument encore la sphère jazzique de tout leurs effluves divins.
Le "Funaire" est selon un certain point de vue, un agent actif du jazz et vis et Versailles. Je dis bien selon un certain point de vue car le "Funaire" est une théorie plus ou moins abstraite, intemporelle mais néanmoins qui fût découverte depuis peu.
Ici, nous étudierons brièvement la relation qui s'opère entre ces deux sphères.
De par son sens grammatical " fun ère", cette théorie artistique se définit comme la prétention de n'inventer que ce qui n'existe déjà mais de façon drolatique et révolutionnaire!
On observe cette prétention parallèlement dans l'histoire du jazz. Ce fût le "be bop".
Sois Cool Raoul! A l'aise Blaise! Relax Max...et pleins d'autres noms philosophiques traduisent à peu près ce que signifie ce courant des années 50 fondé par les Grands Maîtres du Jazz à savoir Charlie Parker, Dizzy Gillespie, Thelonius Monk, Charles Mingus et encore Miles Davis et Max Roach (il y en a bien d'autres...).
Se basant principalement sur l'improvisation et le rythme moins dansant mais tout aussi fou, une formation plus minimaliste s'effectue à l'instar des Big Band dansant "Countbasien" et "Ellingtonnien". Le Be Bop s'inscrit comme un courant moderne et novateur sans pour autant renier ses origines mais bien au contraire en les incorporant ce qui fît défrayer la Critique jazzique jugeant ce jazz "extérieur au vrai Jazz".
Espoir de réinventer le futur avec son passé, de casser les mélodies, de recréer son propre langage en le faisant scatter en un blues coloré, révolutionnaire et évolutif.
Il ne faut surtout pas oublier que le jazz est américain, gloire de l'ethnie afro américaine sans cesse en combat contre l'apartheid et l'appropriation de leur culture par le "blanc".
Après le blues transformé en Rock'n Roll maintenant le jazz est pris en main. Le Be Bop se porte alors en étendard de la révolution culturelle afro américaine à cette époque.
Non pas que le Blanc est détruit le jazz, de très bon jazzman blanc sont devenus de véritables Grands ( Stan Getz,Django Reinhardt, Chet Baker, Dave Brubeck...) mais devant l'oppression, l'émotion est grande.
Okay pour le côté révolutionnaire mais où est le côté drôle du jazz si important à l'art Funaire, où est le fun ?
Tout est affaire d'impression et de goût, certain se masturbent en entendant la prose du poète Funaire Kevin Colin faisant mimer mille mamies en mémé et d'autres hurlent de rire en regardant Roland Kirk chanter et jouer du saxophone, de la flûte, du manzello et de la clarinette d'une seule bouche le tout avec un groove déconcertant.
Non, monsieur ce n'est pas qu'une vulgaire prouesse technique! C'est tout autant réfléchit, c'est tout autant burlesque et totalement absurde, c'est original et dans son temps, ca fait rire de plaisir par sa pertinence exacerbée. C'est Funaire mon pote !
L'esprit funaire englobe l'art en son sein et ses enfants le sucent avec avidité et passion.
Ils sont musiciens, peintres, philosophes, photographes, écrivains...
Le jazz ou la musique classique afro américaine _ pour faire moins raciste_ nourrit ses mêmes enfants. Basquiat, Pollock, Lequerrec, Vian, Soutif, Gerber...
Ce n'est pas qu'une musique, c'est un état d'esprit libre, un monde à part entière lié avec tout les autres et que de nombreux artistes installent en fond d'écran de façon plus ou moins inconsciente.
Vive le Jazz et que le Funaire vive !
