
"Sexuellement, c'est à dire avec mon âme" disait un vieux Bison Ravi.
Je partage cette façon de voir le Moi freudien, non pas que je suis un homme et que je pense avec ma
trompinette mais bel et bien que la relation avec l'autre n'a
d'intérêt (
professionnelle, artistique ou amical ) qu'en fonction du désir éprouvé.
Après cette petite introduction sur mon état d'âme, polluée de choses mortes n'ayant importer que " le déchet de l'expression des autres" n'est-ce pas
Aragon ? Je vais me pencher sur des choses plus futiles, inutiles et importantes .
Le cul des filles.
Mais pas seulement, il y a aussi leurs bouche, leurs yeux, leurs seins, leurs mains, leurs chattes, leurs cheveux et toujours d'un point de vue artistique, sinon cela ne servirait à rien d'écrire sur ce blog à cette heure si tardive et propice à penser au sexe.
Qui de mieux que
José Bénazéraf et que
Boris Vian puis-je vous conseillez en terme de
cinématographie érotique pour le premier et littérature pornographique pour l'autre ?
Les amateurs averti me présenteront
Sade, Masoch ou encore
Régine Desforges mais je vais m'en tenir à ce que je connais à peu près, bien que pour
Bénazéraf il soit
quasi-impossible de trouver une oeuvre ( pornographique à souhait) de lui dans votre meilleur
Sexe/Vidéo
Shop tout bonnement car Culture et
Sexe Shop ne font pas bon ménage ( Pour preuve, rendez-vous au
sexodrôme de
Pigalle devant le Moulin Rouge et vous y observerez une exposition photographique des plus signifiante de vulgarité).
M'est avis que, Culture et Pornographie ou
Érotisme ( il n'y que le point de vue dont on voit la scène qui change) font une très bonne partouze. Le
masturbateur ne peut-être le seul public possible...
Bénazéraf, Réalisateur français des années 70 qui s'est convertit de films en films à la pornographie...mais de la pornographie pensée, non pas
philistin du genre hautaine ou pour faire genre à qui sera le plus censuré.
Non...C'est de la pornographie Philosophique! C'est d'ailleurs, selon lui la seule littérature vivante à ce jour.
Avez-vous déjà jouez de votre
trompinette en écoutant une voix grave et chaude récité du
Kant sur sa définition du Désir, pendant qu'une jeune fille nue rattrape du doigt un truc qu'elle a fait tomber dans son trou et qu'un autre homme vienne lui donnez un coup de...?
On le dit
antipolitique à son époque,
anticlérical. Il fût souvent censuré beaucoup critiqué mais bien plus adulé, beaucoup admiré. Les années 60-70 marquent son apogée, il faut dire qu'à cette époque 70% des cinémas en France étaient des cinémas pornographique !
Bon ce n'est qu'une brève et médiocre biographie de ce mythe qui fît branler nos grands-parents alors je vous conseille de vous procurer
José Bénazéraf, la caméra irréductible par
Herbert P.
Mathese chez
Clairac éditeurs ou huit de ses films édités pour la première fois en
dvd par K Films : Le Désirable et le sublime,
Joë Caligula, Le concerto de la peur, L'éternité pour nous, La nuit la plus longue, L'enfer sur la plage, Scènes Interdites,
Brantôme 81.
Cependant, je vous invite a regarder ou simplement vous documentez sur certains de ses films aux titres bien plus enchanteurs tels que :
l'homme qui voulait violer le monde; La bonne auberge(ici, on baise);Je mouille aussi par derrière et encore
Je suce, tu me suces ou la vie d'un bordel de Province.
Je vous entends d'ici criez à votre grand désarroi Ô malheurs !
_Il semblait si sage avec son Jazz et ses histoires photographiques mignonnes.
Sachez lecteur assidu,dans un mauvais latin
qu' "
Homo Homini Lupus y Deus".Mais
pénétrons y alors, le membre dure baisons littéralement le jazz, la
trompinette de
Boris Vian en fond.
Le jazz est selon moi, un
élément important dans
l'élévation du désir chez l'homme d'un point de vue artistique et sexuel. Le Jazz amène l'homme à improviser, le détache de sa nature, il le rend Homme. Le corps improvise en amour de la même manière qu'un solo de batterie.
Par ailleurs, il faut noter la touche jazzistique dans les films de Benazeraf introduisant certaines compositions du trompettiste Chet Baker le temps d'une orgie improvisée.
Alors
Boris, c'est l'image de la vie pour moi. J'ai commencé l'article par
Boris je le finirait donc par
Vian.
Vian, c'est la découverte de la littérature, du jazz, de l'écriture, de la pornographie et je n'ai sans doute pas fini de parler de lui sur ce blog.
Ecrivain, musicien, zazou des années 50,
Vian fût comme son homologue maintes fois censuré, critiqué mais toujours
patata et
patati beaucoup...
Nombreuses de ses oeuvres (en particulier celles sous le nom de
Vernon Sullivan) sont
empruntes de scènes pornographiques littérairement alléchantes,
bandantes de réalisme, d'ironie, de violence glacial, partouzes endiablées, viol de blanches par des noirs vengeurs à la peau blanche, symbiose de corps féminins entrelacé où se cache toujours un sexe masculin d'une façon où d'une autre.
Mais n'allez pas croire que
Vian n'est qu'un sale
pervers sublimant ces désirs immoraux.
Il se porte en faux contre cette critique et il est le meilleur pour s'en
dépêtrer donc, aucun besoin de mes mots si faibles.
Je vous prie de lire (tous
Boris Vian ça fait pas de mal)
J'irai cracher sur vos tombes; Elles se rendent pas comptes; Les morts ont tous la même peau sous son pseudonyme de
Vernon Sullivan auquel il faisait croire qu'il était le traducteur. Mais surtout la Bible en terme de Littérature pornographique
Écrits pornographique petit recueil de nouvelles et de
poèmes d'une
extrême drôlerie sexuelle introduit par une conférence sur la pornographie.
Plus loin dans l'obscurité, se cachent des hommes et des femmes, ils sont jeunes et font l'amour. Ce panneau peint sur le sol l'indique.