jeudi 28 mai 2009

A tribute to H.


Une jeune fille aux cheveux noirs
Organisait le monde
Selon son bon vouloir.
Une jolie jeune fille blonde
Qui n'aimait pas les cheveux noirs
Déstabilisait le monde
En montrant ses deux belles poires.

Hannah la grande brune
Éclairait alors, tout son monde
Avec ses belles petites prunes
Et ses pommes rondes.
Mais que pouvait t'elle bien faire
Face à cette belle blonde
Et ses poires de fer ?

Vaine, elle tenta dans un dernier espoir
De déboutonner son portes-poires
Et déverser ainsi, sur le monde entier
L'arôme exotique de son corps parfumé.

Triomphe !
...

(à suivre si l'envie m'habite...)

samedi 23 mai 2009

Solitude


Hammamet, Tunisie. C'est l'après midi, le ciel étale sa morosité sur les murs des batiments laissés pour compte au profit de la Médina, beaucoup plus touristique.
La peinture craque et l'âme de l'endroit s'évapore dans un nuage de chaleur. Le soleil repasse au fer rouge la terre fripée, il s'y prend mal et tout brûle.
Le roi des chat Tybalt fait un repérage des lieux, accompagné d'un harem de chattes engrossées.
Il se déplace le long des murs tel un lion affamé, le regard fier et désabusé.
C'est un coin alléchant.
Le temps s'est enfui, peut-on revivre sans changer les choses ?

"Regardes la ma ville, elle s'appelle Bidon...Bidon...Bidonville"( Nougaro)

mardi 19 mai 2009

José Vian ou la possibilité d'une pornographie jazzistique

"Sexuellement, c'est à dire avec mon âme" disait un vieux Bison Ravi.
Je partage cette façon de voir le Moi freudien, non pas que je suis un homme et que je pense avec ma trompinette mais bel et bien que la relation avec l'autre n'a d'intérêt (professionnelle, artistique ou amical ) qu'en fonction du désir éprouvé.

Après cette petite introduction sur mon état d'âme, polluée de choses mortes n'ayant importer que " le déchet de l'expression des autres" n'est-ce pas Aragon ? Je vais me pencher sur des choses plus futiles, inutiles et importantes .
Le cul des filles.

Mais pas seulement, il y a aussi leurs bouche, leurs yeux, leurs seins, leurs mains, leurs chattes, leurs cheveux et toujours d'un point de vue artistique, sinon cela ne servirait à rien d'écrire sur ce blog à cette heure si tardive et propice à penser au sexe.
Qui de mieux que José Bénazéraf et que Boris Vian puis-je vous conseillez en terme de cinématographie érotique pour le premier et littérature pornographique pour l'autre ?
Les amateurs averti me présenteront Sade, Masoch ou encore Régine Desforges mais je vais m'en tenir à ce que je connais à peu près, bien que pour Bénazéraf il soit quasi-impossible de trouver une oeuvre ( pornographique à souhait) de lui dans votre meilleur Sexe/Vidéo Shop tout bonnement car Culture et Sexe Shop ne font pas bon ménage ( Pour preuve, rendez-vous au sexodrôme de Pigalle devant le Moulin Rouge et vous y observerez une exposition photographique des plus signifiante de vulgarité).
M'est avis que, Culture et Pornographie ou Érotisme ( il n'y que le point de vue dont on voit la scène qui change) font une très bonne partouze. Le masturbateur ne peut-être le seul public possible...
Bénazéraf, Réalisateur français des années 70 qui s'est convertit de films en films à la pornographie...mais de la pornographie pensée, non pas philistin du genre hautaine ou pour faire genre à qui sera le plus censuré.
Non...C'est de la pornographie Philosophique! C'est d'ailleurs, selon lui la seule littérature vivante à ce jour.
Avez-vous déjà jouez de votre trompinette en écoutant une voix grave et chaude récité du Kant sur sa définition du Désir, pendant qu'une jeune fille nue rattrape du doigt un truc qu'elle a fait tomber dans son trou et qu'un autre homme vienne lui donnez un coup de...?

On le dit antipolitique à son époque, anticlérical. Il fût souvent censuré beaucoup critiqué mais bien plus adulé, beaucoup admiré. Les années 60-70 marquent son apogée, il faut dire qu'à cette époque 70% des cinémas en France étaient des cinémas pornographique !

Bon ce n'est qu'une brève et médiocre biographie de ce mythe qui fît branler nos grands-parents alors je vous conseille de vous procurer José Bénazéraf, la caméra irréductible par Herbert P. Mathese chez Clairac éditeurs ou huit de ses films édités pour la première fois en dvd par K Films : Le Désirable et le sublime, Joë Caligula, Le concerto de la peur, L'éternité pour nous, La nuit la plus longue, L'enfer sur la plage, Scènes Interdites, Brantôme 81.
Cependant, je vous invite a regarder ou simplement vous documentez sur certains de ses films aux titres bien plus enchanteurs tels que : l'homme qui voulait violer le monde; La bonne auberge(ici, on baise);Je mouille aussi par derrière et encore Je suce, tu me suces ou la vie d'un bordel de Province.

Je vous entends d'ici criez à votre grand désarroi Ô malheurs !
_Il semblait si sage avec son Jazz et ses histoires photographiques mignonnes.
Sachez lecteur assidu,dans un mauvais latin qu' "Homo Homini Lupus y Deus".

Mais pénétrons y alors, le membre dure baisons littéralement le jazz, la trompinette de Boris Vian en fond.
Le jazz est selon moi, un élément important dans l'élévation du désir chez l'homme d'un point de vue artistique et sexuel. Le Jazz amène l'homme à improviser, le détache de sa nature, il le rend Homme. Le corps improvise en amour de la même manière qu'un solo de batterie.
Par ailleurs, il faut noter la touche jazzistique dans les films de Benazeraf introduisant certaines compositions du trompettiste Chet Baker le temps d'une orgie improvisée.
Alors Boris, c'est l'image de la vie pour moi. J'ai commencé l'article par Boris je le finirait donc par Vian.
Vian, c'est la découverte de la littérature, du jazz, de l'écriture, de la pornographie et je n'ai sans doute pas fini de parler de lui sur ce blog.
Ecrivain, musicien, zazou des années 50, Vian fût comme son homologue maintes fois censuré, critiqué mais toujours patata et patati beaucoup...
Nombreuses de ses oeuvres (en particulier celles sous le nom de Vernon Sullivan) sont empruntes de scènes pornographiques littérairement alléchantes, bandantes de réalisme, d'ironie, de violence glacial, partouzes endiablées, viol de blanches par des noirs vengeurs à la peau blanche, symbiose de corps féminins entrelacé où se cache toujours un sexe masculin d'une façon où d'une autre.
Mais n'allez pas croire que Vian n'est qu'un sale pervers sublimant ces désirs immoraux.
Il se porte en faux contre cette critique et il est le meilleur pour s'en dépêtrer donc, aucun besoin de mes mots si faibles.
Je vous prie de lire (tous Boris Vian ça fait pas de mal) J'irai cracher sur vos tombes; Elles se rendent pas comptes; Les morts ont tous la même peau sous son pseudonyme de Vernon Sullivan auquel il faisait croire qu'il était le traducteur. Mais surtout la Bible en terme de Littérature pornographique Écrits pornographique petit recueil de nouvelles et de poèmes d'une extrême drôlerie sexuelle introduit par une conférence sur la pornographie.





Plus loin dans l'obscurité, se cachent des hommes et des femmes, ils sont jeunes et font l'amour. Ce panneau peint sur le sol l'indique.

jeudi 14 mai 2009

L'abandon


Je publie cette photo car beaucoup l'ont dit inutile, ha ! Que j'aime l'inutile.
Je trouve pour ma part que la lumière du lampadaire Haussmanien accentuée par les branches et le couché de soleil m'émeut.
Le trottoir jonché de feuilles mortes, crée un Monde à sa manière. Je voit les continents se former au gré du vent, il y a le Conifère asiatique, il y a l'Harbus océanique... Le Chênais occidentale est tout d'un coup entouré d'un océan de gravier et de mégots desséchés mais il est très vite envahi par un tsunami aérien en désaccord avec cette nouvelle perspective mondiale.
Derrière le faux mur en tôle et en béton se cache une usine désaffectée et assombrie, montrant honteusement ses tatouages colorées "K'Wet en force; représent' gangsta 2 la rue".
Bizarrement, la plaque de tôle abîmée qui fait office d'antiviol n'est, à cet instant pas encore taggué mais bien amochée.
Je pourrais aussi parler de ces branches tentaculaires, dénudées de feuilles...Mais aussi des celles encore en vie...Marronnier étoilé.
Et Zeus dans tous ça, illumine ce cataclysme banlieusard à l'aide d'un vieux lampadaire charmant tout plein, comme pour dire que même dans un endroit des plus insignifiant du monde, ont peut aussi y exprimer son désir de vie et de non-abandon.
Cette photo m'émeut par l'ennui et l'abandon qui s'y imprègne. Éternel conflit du mouvement contre le statique, de l'obscur contre Luke Skywalker, de lapénétration métaphoritique du Beau dans le trou du cul du Moche.


Éclairer la Mort d'une simple allumette est pardonnable, le Beau ne sommeille pas que devant vos téléviseurs.

mercredi 13 mai 2009

Amster'Blues


Dans une rue d'Amsterdam , un américain joue un blues devant un restaurant indonésien. Il est peut-être hollandais pour vous, mais pour moi c'est un américain de New Orleans.
Dégageons de notre imaginaire, le mien quelques instants.
Chapeau et lunettes noirs, un bleu complet et des baskets blanches...Indifférence touristique.
Un harmonica sur les lèvres, jouant des notes bleues d'un groove extrême...Indifférence touristique. Misère.
Je le prends en photo au moment où il semble reprendre son souffle, il me demande alors une petite pièce et me dit, enjoué :" I hope that the photo is good" suivit d'un rire salvadorien avec une voix grave et si rocailleuse.

samedi 9 mai 2009

Jazz Narcissism



Plongeons y bien profondémment dans la piscine de Narcisse!

Un blog et déjà deux photos de ma gueule.



Pour info, ce journal que je tiens entre les mains Les allumés du Jazz ne parle (en tout cas pour le numéro 24) qu'en tout est pour tout que 15 % de jazz.
5 % pour la citation du batteur Max Roach "Nous devons redéfinir nos être et nos vies à notre façon"et le très beau dessin d'une femme noire en tenue de révolutionnaire française.
5% pour une critique fade et sans aucun interêt du dernier album live d'Archie Shepp featuring le rappeur Napoleon Maddox qui lui a beaucoup d'interêt.
Et 5% pour les plus insignifiantes (et surement les moins chères ) photos du célèbre et non des moindres photographe de Jazz Guy Le Querrec.
Le reste n'est qu'affabulations de gauchistes "coco" ajoutant par-ci par là le mot "Jazz" comme pour réveiller le lecteur de son coma politique en lui agitant quelques complaisance gratuites. Même dans l'art, il faut voter.
C'est un bien beau navet et c'est bien dommage pour un périodique jazzistique gratuit.




Désolé, je ne pensais vraiment pas à cette heure si tardive et surtout sur ce blog parler de politique si rapidement.

Jazz Afro



Alors faisons un blog, puisqu’il le faut !


Combattez avec moi l’ennui perpétuel qui m’incombe chèr(e) lecteur en traversant mon blog la curiosité d’une main et la legèreté de l’autre et hâtons nous de découvrir les merveilles de l’inutile, du moche, du “ça veut rien dire”, de l’art dans un sens.
Sans aucune ambition critique, je vais simplement écrire sur ce qui m’attire artistiquement, la littérature, la photographie, la musique, un peu de cinéma, de peinture et de mode.
Je n’aime pas beaucoup le processus de blog intime, histoire de se parler un peu de soi à soi-même. Je lit d’ailleurs très peu d’(auto-)biographies, ce qui m’emmerde assez.
les mots de J-P Sartre et une biographie de Ghandi ont enrayées quelques peu cette emmerdement.


Je n’écrirais pas souvent sur ce blog, je met trop longtemps pour écrire quelque chose de potable.